jeudi 31 mars 2011

Après les victoire sur les Marocains,Les verts ont encore du chemin à faire

Après les victoire sur les Marocains,Les verts ont encore du chemin à faire

C'est le premier constat à la suite de cette victoire des Verts après 14 mois de disette, une victoire de notre onze national qui redonne espoir au peuple algérien, un espoir de voir les Fennecs bousculer encore les grandes équipes africaines au Gabon et en Guinée équatoriale.

Globalement, la formation marocaine, même avec son armada d'expatriés évoluant dans les plus grands clubs européens, n'a pas pesé lourd dans la balance. Certes, jusqu'après le but de Hassen Yebda venu très tôt, semer la panique des les rangs marocains, elle avait défensivement bien tenu le coup.

Toutefois, devant, et malgré la présence d'El Arabi, un des meilleurs buteurs de la Ligue 1 française, elle n'a eu aucune emprise sur le match au point de voir le keeper algérien Raïs M'bolhi effectuer quelques sérieuses interventions, en dehors, bien sûr, de celle du tir faisant suite à un service de Mehdi Benatia qui a offert une belle balle d'égalisation à Marouane Chamakh qui buta sur le portier algérien (67e). Aussi, sommes-nous tentés de dire que le match face au Maroc est un début de montée en puissance, avec néanmoins une courbe en légère pente.

Une montée en puissance qui interpelle l'équipe sur certains aspects liés au jeu et à l'ossature. Au niveau du jeu, la sélection algérienne a livré une seconde période nettement meilleure que la première sans toutefois atteindre les sommets. Durant cette partie du temps, la sélection a mis de la vitesse dans le jeu, musclé sa récupération et tenté d'utiliser les flancs du terrain avec, parfois, le surnombre grâce à l'apport des latéraux ou des joueurs de l'axe, comme en témoigne le but de Yebda, obtenu sur une phase de jeu impliquant, encore une fois, une balle arrêtée. La sélection algérienne a même réussi à appliquer des phases de jeu bien construites avec des remontées de balles très rapides, se déportant du flanc droit par le décalage, avant de repiquer dans celui du gauche comme en témoigne le rendement de Djamel Mesbah ou Mehdi Mostepha, auteur d'une encourageante prestation malgré une arrivée tardive en sélection. Au-delà de la seconde mi-temps acceptable, il nous ! semble que la sélection n'a pas réussi entièrement son test d'une manière plus convaincante.

Au niveau de la disposition, tout d'abord, notre onze nous a paru jouer sur un espace limité de soixante-dix mètres. Très souvent, l'équipe était scindée en quatre, voire cinq, avec des espaces très importants entre les différents couloirs, pour ne pas susciter l'inquiétude, entre les lignes.

Il y eut, ensuite, un manque évident de créativité dans l'organisation du jeu chez des joueurs presque mécaniques à l'exception de Ryadh Boudebouz, seul élément doté ce jour-là d'une technique respectable, avec Abdlekader Ghezzal bien sûr, qui, lui, revient de blessure et n'a pas eu, et c'est tout à fait compréhensible, son rendement habituel. Face à un bloc organisé, la variation dans le jeu est une des armes très efficaces. Il y eut, enfin, les apports des nouveaux venus ou qui jouent leur second match pour certains. Mostepha et Mesbah semblent prendre confiance, Ghezzal est à revoir.

Sur ce plan et tant que l'on n'a pas encore désigné la liste des éléments qui feront le voyage à Casablanca, les essais sont permis, même si, par ailleurs, il est temps de parfaire les schémas en comptant, à chaque fois, sur un noyau coriace. Mais puisque la porte n'est pas encore fermée, il y a des joueurs, en dehors, bien sûr, des blessés qui reviennent progressivement à leur niveau, à l'image de Kadir, Guedioura, Halliche, Megueni, Matmour, Ziani, et qui peuvent apporter vivacité, améliorer la moyenne technique d'ensemble et constituer de sérieuses solutions de rechange.

 

Valenciennes FC : vers le retour de Kadir dans le groupe professionnel

L'international algérien Foued Kadir pourrait effectuer son retour dans le groupe professionnel qui effectuera le déplacement à Saint-Etienne pour affronter les Verts dimanche prochain en Championnat de France de Ligue 1, a indiqué l'entraîneur du club. Le milieu de terrain algérien a réalisé un «très bon match» avec l'équipe réserve du FC Valenciennes le week-end dernier face à une réserve pro (Sedan) en CFA 2, d'après Jérôme Foulon, entraîneur de l'équipe réserve. «Il retrouve le rythme. On verra en fonction de la semaine d'entraînement s'il peut faire partie du groupe professionnel le week-end prochain», a déclaré, de son côté, le coach du FC Valenciennes, Philippe Montanier.

 

(!) Can't read content

Mesbah bouscule Belhadj

Mesbah bouscule Belhadj

Cela fait plus de 2 ans qu'on s'est habitués à voir Nadir Belhadj sur le flanc gauche. Dernièrement, à l'occasion de la rencontre derby entre l'algérie et le Maroc, par obligation peut-être, le sélectionneur Abdelhak Benchikha a fait appel à Mesbah, ce dernier a convenablement tenu son rôle.

Le nouveau maître des lieux s'appelle Djamel Mesbah. Belhadj, lui, est de plus en plus appelé à prendre un poste tourné plus vers l'offensive, son poste de prédilection. Il faut dire qu'ils sont rares les arrières latéraux gauches qui ont marqué l'histoire du Football national. Lorsqu'on revient un peu en arrière, on se rend compte qu'ils ne sont pas nombreux à avoir laissé une grande empreinte dans ce registre.

Si on regarde dans le rétroviseur, on trouve Ighil Meziane, l'ex-sélectionneur national, actuellement entraîneur de l'ASO Chlef, qui a marqué le flanc gauche de l'équipe nationale à son époque, Mustapha Kouici, actuellement consultant en la matière, et Faouzi Mansouri qui a fait partie de la légende du Mondial 1982 et 1986. Ces trois ont marqué le poste, avant de retrouver l'autre génération des années 1990, à leur tête Aziz Benhamlat, l'ex-sociétaire du RC Kouba et de la JS Kabylie, ainsi que Haddou Moulay, l'ex-arrière gauche du MC Oran et de l'USM Alger.

Ighil, comme on le comprend, ne veut pas s'exprimer sur l'actuelle EN, il ne souhaite en aucun cas déranger le sélectionneur en poste.

Si on revient aux actuels arrières latéraux gauches des Verts, il saute aux yeux que Mesbah, par sa dernière sortie contre le Maroc, a crevé l'écran et ébloui l'assistance. le défenseur de Lecce (Italie) a donné une telle assurance défensive que durant tout le match face aux Lions de l'Atlas, on n'a presque eu aucune alerte sur le flanc gauche. Habitué aux rudes marquages du Calcio, Mesbah offre à l'algérie la chance de disposer d'un véritable défenseur «italien». Le dossier tend à être clos, ils sont de plus en plus nombreux à croire que Mesbah a définitivement pris le poste d'arrière gauche.

Nadir Belhadj, lui, payera un peu les frais de son penchant offensif naturel. Ses montées en attaque ont souvent été la crainte des Verts. Avant le Mondial sud-africain, beaucoup d'observateurs ont relevé que la faille des Verts était sur la gauche. Saâdane, qui était à cette période le sélectionneur de l'EN, était contraint d'évoluer en 3-5-2 pour assurer une couverture défensive derrière pour Nadir. La grande question de l'heure est de savoir si Mesbah a détrôné Belhadj ? Le débat est ouvert, les spécialistes en parlent.

 

Larbès : «Je vote Belhadj pour son expérience»

«Je suis d'accord avec ceux qui disent que Mesbah avait convenablement tenu son rôle contre le Maroc, dimanche dernier. Personnellement, je ne le connaissais pas bien auparavant, j'ai eu l'occasion de le découvrir à travers ce derby maghrébin. Il a fait exactement ce qu'il fallait faire. Défensivement, on n'a rien à lui reprocher. Mesbah était bien concentré dans ce match, il s'est montré sûr de lui, il savait parfaitement ce qu'il fallait faire. On sentait une certaine sécurité sur son côté. Ce qui est impressionnant aussi est que Mesbah a trouvé ses repères au milieu d'une défense qui n'avait pas l'habitude de jouer ensemble. Pour l'absence des habitués, l'entraîneur était obligé de reconstituer toute sa défense, et Mesbah n'a pas fait sentir ce manque de cohésion. Il s'est intégré facilement. Mais il ne faut pas oublier que Belhadj reste le plus expérimenté dans ce poste avec l'EN. Et si je dois livrer mon avis, je vois bien Nadir titulaire lors du match retour face au! Maroc. C'est un joueur qui pourra apporter un plus sur les contres par sa vivacité et son talent offensif. A mon avis, il sera plus efficace que Mesbah, sans sous-estimer la valeur de ce dernier.»

Voilà qui va relancer Belhadj

l On l'a vu partout dans tous les clubs où il a évolué, Nadir Belhadj assure plus dans le compartiment offensif que dans celui de la défense. Tous les entraîneurs qui l'ont eu dans leurs effectifs se sont rendu compte de son penchant naturel pour les montées offensives. Ils ont presque tous relevé la conséquence : une faille défensive qui profite aux adversaires en contres.

Presque tous ceux qui ont entraîné Nadir Belhadj se sont tous souciés de le poster en lui confiant un rôle mi-défensif mi-offensif, avec le souci de le protéger derrière.

Saâdane, l'ex-sélectionneur national, a été même contraint au 3-5-2 pour le même problème.

Maintenant que l'assurance tout-risque avec Mesbah est apparue à travers la prestation de ce dernier face aux Lions de l'Atlas, les choses vont certainement s'éclaircir pour Nadir. Ce dernier va probablement entrevoir un nouveau rôle au sein de la sélection, un nouveau rôle qui va certainement profiter à lui et à la sélection. Mesbah assure derrière, et devant, Belhadj pourrait être ce poison offensif que cherche Benchikha offensivement.

Le «Général» a essayé la méthode qui pourrait être celle de demain.

 

Kouici : «J’ai vécu la même chose avec Faouzi Mansouri»

«On ne peut, en aucun cas, dire que Mesbah a détrôné Belhadj ou même le contraire. Pour moi, ce sont deux styles de jeu différents dans un seul poste. Belhadj est plus offensif et Mesbah, lui, est défensif. A mon avis, c'est un acquis pour le sélectionneur national qui a l'embarras du choix. C'était pratiquement le même cas pour Mansouri et moi à notre époque. J'avais une tendance offensive et mon coéquipier Mansouri était plus défensif. Donc, lorsqu'il s'agit d'un match où il fallait attaquer, c'était moi qui jouais et dans le cas contraire, c'était Faouzi qui jouait.

Pour revenir au cas Belhadj et Mesbah, il ne faut jamais dire que quelqu'un a pris la place de l'autre, tout au contraire, c'est un double acquis pour l'équipe nationale d'avoir Mesbah et Belhadj en même temps.

Il ne faut pas condamner Belhadj, même si ce dernier évolue au Qatar, car il garde toujours ses qualités qui peuvent toujours donner un plus pour l'équipe nationale.

Belhadj est plus technique avec sa vitesse et ses centres. Mesbah est plus dans les duels, les tacles et les balles aériennes. Au risque de me répéter, Benchikha a l'embarras du choix selon la stratégie du jeu qu'il choisira.»

 

Aziz Benhamlat : «Mesbah en 4-4-2, Belhadj en 3-5-2»

«A revoir la rencontre Algérie-Maroc, je dirais que Mesbah faisait partie des meilleurs joueurs sur le terrain. Il méritait amplement sa titularisation. Il n'a pas déçu, il a sorti un grand match. Mesbah avait tenu son rôle parfaitement. Il était présent dans les duels, il a même coupé des balles aériennes. Pour résumer, Mesbah a fait son travail convenablement.

Il faut dire qu'à un moment donné, les Marocains, avec leurs attaquants redoutables, ont essayé de franchir notre défense sur son côté, mais tellement qu'il s'est imposé dans cette zone, les Marocains étaient obligés de changer le jeu.

Mesbah, certes, a réalisé un match parfait, mais on ne peut pas dire qu'il a détrôné Belhadj, car ce dernier est aussi bon. Il sera certainement important dans certaines rencontres. Et puis, c'est toujours bon d'avoir deux arrières latéraux pour faire un choix. Je dirais même que c'est un avantage d'avoir des joueurs de métier dans ce poste. A un certain moment, on avait même vu des milieux de terrain utilisés comme arrières gauches pour assurer ce poste. Sur le plan tactique, en 4-4-2, je vois bien Mesbah, mais en 3-5-2, c'est Belhadj qui est le plus habile à jouer.»

A. I.

 

 

Les locaux mis à l'index

Les locaux mis à l’index

Après sa nomination à la tête de la sélection nationale, Abdelhak Benchikha avait assuré qu'il apportera un nouveau souffle dans l'effectif des Verts et changera certaines mentalités.

Il avait de ce fait affirmé que, dorénavant, il n'y aura plus de sentiments dans le choix des joueurs et que seuls les éléments compétitifs seront retenus. Aussi, il avait ajouté qu'il envisageait de donner davantage de chances aux joueurs locaux, estimant que certains d'eux avaient été quelque peu marginalisés.
Le temps est passé depuis, et rien de vraiment important n'a véritablement changé, puisque presque les mêmes joueurs qui ont joué face à la Tanzanie, ou la Centrafrique ont été reconduits dimanche dernier face au Maroc.
Mis à part Khaled Lemmouchia, sociétaire de l'ES Sétif, et qui, faut-il le signaler, a été formé en France, les 10 autres éléments ayant composé le onze titulaire évoluent tous à l'étranger. Malgré une honorable quatrième place arrachée au Soudan le mois dernier, lors du Championnat d'Afrique des nations des locaux, Benchikha ne semble pas pour autant convaincu par la valeur du joueur local, et cela contrairement à ce qu'il affirmait pourtant au tout début.

Le retour des blessés précipitera leur éviction
Benchikha pourra toujours se justifier en disant qu'il a quand même retenu sept éléments du championnat national parmi les 23 joueurs du dernier match, ce que ne faisait pas son prédécesseur, Rabah Saâdane, qui, lui, comptait généralement sur un effectif composé à 90% de professionnels.

Néanmoins, on attendra de voir quelle sera la position du sélectionneur national, quand les Kadir, Halliche, Meghni, Guedioura, Matmour et autres auront retrouvé la plénitude de leurs moyens physiques et techniques. On ne sera dès lors pas trop étonné de voir les Hadj Aïssa, Metref, Djabou et Meftah plier bagage et laisser place à ces cadres. L'épisode du Luxembourg n'aura finalement été qu'un énorme coup de buzz, rien de plus.

 

Bellaïd : «Je ne retiens que la victoire»

Bellaïd : «Je ne retiens que la victoire»

Le pensionnaire de Sedan, Habib Bellaïd, non retenu pour la rencontre Algérie-Maroc, a accepté de répondre à nos questions et nous donner son point de vue sur l'affiche du 27 mars où les Fennecs sont sortis victorieux 1-0 grâce à l'unique but de Hassan Yebda.

- Où avez-vous vu le match Algérie-Maroc ?

- Déjà, je suis allé le voir dans une salle où il y avait beaucoup d'Algériens et quelques Marocains, pour ne pas le regarder seul chez moi. Il y avait une bonne ambiance, surtout quand le but a été marqué dès le début, tout le monde a sauté de joie. Les supporters marocains sont restés très fair-play durant le match, donc on a vraiment bien profité et apprécié la victoire de notre équipe nationale.

- Que pensez-vous du match ?

- Je pense que c'était un match vraiment dur à jouer sur le terrain, tant sur le niveau émotionnel que physique, car il y avait de la pression sur notre équipe puisque l'on avait que 1 point après 2 matchs joués. On savait qu'il fallait remporter la victoire à tout prix, je pense qu'ils ont bien fait leur travail en remportant ces 3 points. C'est cela le plus important pour l'EN et pour tout le monde.

- Après le forfait de Bougherra, exprimez-vous un regret ?

- Je ne peux pas être déçu, c'est le choix du sélectionneur. C'est sûr que j'aurais voulu être là, car c'est un match que tout le monde voulait disputer, mais l'équipe a gagné et le coach avait raison. La roue tourne, pour moi ça se passe bien dans mon club, j'espère que A. Benchikha me rappellera. Mais le plus important, c'est la victoire de l'EN contre le Maroc.

- Comment avez-vous trouvé la charnière centrale ?

- J'ai vu que Bouzid avait fait vraiment un très gros match dans les duels. Je pense que c'est un match où les défenseurs se sont appliqués à défendre et n'ont pas cherché à jouer le football. On a fait un bon match, marqué un but contre une belle équipe du Maroc qui n'était pas très présente en première mi-temps mais qui s'est bien réveillée en seconde partie. On a réussi à contenir les assauts avec un très bon Raïs qui a de nouveau fait un bon match. C'est intéressant pour l'avenir.

- Pensez-vous que les Verts ont subi le match ?

- Dans le football, il y a des matchs où l'on ne peut pas toujours dominer. Il n'y a que Barcelone qui arrive à garder la balle et dominer pendant tout le match. Le plus important, c'est le résultat. Et pour ce match, il nous fallait ces 3 points. Il y a un nouvel entraîneur, avec de nouveaux joueurs, donc c'est normal que ça prenne du temps. C'est mon avis, ce qui compte dans le football, c'est de gagner. Seule la victoire nourrit.

- Pour vous, c'était la victoire le plus important ?

- Pour faire la comparaison, c'est comme un match de boxe. Quand il y a 2 adversaires, l'un met l'autre au tapis au premier round et pendant les 12 autres, il prend des coups mais à la fin du match c'est lui qui gagne parce qu'il a mis l'autre au tapis au début. Je vois ça comme ça, le plus important c'est de se qualifier pour la CAN-2012.

- Que faut-il retenir ?

- La victoire d'un groupe, la force de caractère de notre EN qui a vraiment été forte au niveau défensif, et quelques coups offensifs ont été aussi intéressants. En face, il y avait une belle équipe du Maroc, il ne faut pas se mentir, mais on a pris les 3 points, c?est l?essentiel.

- Selon vous, que manquait-il à l'EN pour produire du jeu ?

- (Hésitation) Là, on entre dans un débat technico-tactique qui n'est pas de mon ressort. Moi je suis juste un joueur de l'EN, je ne sais pas s'il faut jouer mieux ou non, l'entraîneur est là pour ça. Pour ce match, il y avait énormément d'émotion chez les joueurs, le stade était plein, l'attente du public était énorme et ça ne doit pas être facile à gérer. Malgré tout cela, on n'a pas été si mauvais parce qu'on a essayé de poser le jeu avec Hassan Yebda et Khaled Lemouchia (qui a fait aussi un très beau match), mais chaque avis diverge. Moi, je suis satisfait du résultat et on verra bien par la suite.

- Peut-être était-ce la peur de mal faire ?

- Je ne sais pas, j'ai eu quelques joueurs avant au téléphone, ils étaient concentrés. Il y a eu des émotions que je ne pouvais pas ressentir, car je n'étais pas là-bas, ce sont des moments incroyables qui donnent envie de disputer ces matchs. On est dans un sport où l'on existe que si l'on gagne. S. A.

 

 

 

Gafaïti : «Bougherra nous a ouvert la voie»

Gafaïti : «Bougherra nous a ouvert la voie»

Au dernier jour du mercato hivernal en Ecosse, les Glasgow Rangers ont enregistré une nouvelle arrivée, celle de l'Algérien Adel Gafaïti. Formé à l'AS Nancy-Lorraine sous la férule de l'ancien international algérien Rachid Matar, il a emboîté le pas à Ismaïl Bouzid, Abderraouf Zarabi et autres Salim Kerkar, qui ont décidé de tenter l'aventure en Ecosse sur les pas de Madjid Bougherra. Même s'il n'est pas encore qualifié pour jouer avec les Rangers, il se montre optimiste pour la suite de sa carrière.

Comment avez-vous atterri chez les Rangers ?
L'été dernier, le responsable de l'Académie des Glasgow Rangers était en France et il avait suivi un match de la réserve de l'AS Nancy auquel j'avais participé. A la fin de la rencontre, il m'a parlé ainsi qu'à mon père et il nous a proposé de venir faire une semaine de tests à Glasgow. Mon père a accepté. J'ai effectué ces essais, puis, je suis reparti pour un autre séjour de dix jours à la fin de l'année dernière. Cela a été apparemment concluant puisque la direction des Rangers a pris la décision de me faire signer un contrat.
Selon les informations en notre position, vous n'êtes pas encore qualifié en raison d'un problème administratif. De quoi s'agit-il exactement ?
Le contrat que j'ai signé n'a pas été encore validé par la FIFA pour une raison que j'ignore. Ce qui est certain, c'est que le problème est pris en charge par mon club. Cela ne m'empêche pas de m'entraîner sérieusement avec le groupe professionnel des Rangers. D'ailleurs, l'entraîneur Walter Smith m'avait retenu pour le match retour des demi-finales de la Coupe d'Ecosse contre le Celtic Glasgow, mais la Fédération écossaise n'avait pas validé ma licence à cause de mon problème de contrat. Dommage, mais je prends mon mal en patience.
Quand ce problème administratif sera-t-il réglé ?
Très bientôt. Probablement dans les tous prochains jours, m'a-t-on assuré.
Donc, vous pourriez participer au play-off du championnat ?
C'est mon souhait. Au moins que je participe à des bribes de match. Cela dit, je ne suis pas inquiet. Je travaille dur et me   projette déjà pour la saison prochaine.
Le centre de formation de l'AS Nancy est dirigé par un ancien international algérien, Rachid Matar. Vous a-t-il encouragé à tenter cette expérience aux Rangers ?
Absolument. Il m'a vraiment facilité la tâche en signant tous les documents nécessaires à mon transfert. Il m'a soutenu et m'a encouragé dans ce projet. Je lui en suis très reconnaissant.
On présume que, depuis votre arrivée à Glasgow, et tout comme il l'a fait pour Salim Kerkar, Madjid Bougherra vous a pris sous son aile?
Vous ne pouvez pas imaginer à quel point sa présence et son aide me sont précieuses. Franchement, il fait tout pour me mettre à l'aise. Tel un grand frère, il s'enquiert tout le temps de mes nouvelles, m'aide dans mon intégration, m'encourage et me prodigue des conseils. Il est toujours là quand j'ai besoin de quelque chose. Je ne pourrais jamais lui être assez reconnaissant.
Vous avez aussi la chance d'avoir avec vous Kerkar, lui aussi nouveau joueur algérien aux Rangers et qui est de la même génération que vous?
Effectivement, Salim est un garçon très attachant avec qui je ne me sens pas du tout dépaysé. Avec lui, l'intégration dans mon nouvel environnement est plus facile. Nous avons la même ambition, celle de réussir dans ce club et de progresser dans notre carrière.
Le fait que Bougherra soit une star chez les supporters des Rangers constitue-t-il un avantage pour vous pour être adoptés par eux en tant qu'Algériens ?
Madjid est une véritable icône ici et il est clair que ses prestations ont bien soigné la réputation du footballeur algérien. C'est une chance pour nous qu'il nous ait ouvert la voie. C'est à nous à présent de saisir notre chance et prendre son relais.

Eric Gerets : «Je veux prendre ma revanche»

Eric Gerets : «Je veux prendre  ma revanche»

De retour au Maroc, le technicien belge Eric Gerets a animé une conférence de presse, à travers laquelle il a répondu aux questions des journalistes. L'entraîneur des Lions de l'Atlas n'a pas caché sa déception, suite à cet échec qu'il a qualifié d'inattendu, tout en restant serein pour la suite du parcours, évoquant même une revanche qu'il veut prendre sur l'Algérie.

Des mots qu'il a lancés devant un parterre de journalistes et qui n'illustrent que l'impact de l'échec sur Gertes. «Comme vous, je suis très déçu par cet échec, car on s'est déplacés en algérie avec la ferme intention de revenir avec un résultat positif. Malheureusement, nous avons échoué et vous en connaissez sans aucun doute les raisons, car vous aviez vu la manière avec laquelle nous avons perdu ce match. Il faut penser maintenant au match retour, car je veux prendre ma revanche, mais pas en 48 heures», dira Gerets. Une manière de demander au Marocains de prendre leur mal en patience jusqu’au match retour et croire toujours en la qualification de l'équipe de leur pays.

«L'arbitre peut se tromper mais pas dans un seul sens»
Les Marocains croient dur comme fer que c'est l'arbitre mauricien qui a été derrière la défaite de la sélection de leur pays. Une manière de minimiser la victoire de la sélection algérienne. Ayant déjà fustigé l'arbitre à Annaba, Eric Gerets a une fois de plus tiré à boulets rouges sur le directeur du jeu. «L'arbitre a été beaucoup dans notre défaite, et je ne suis pas le seul à le dire. L'arbitre peut se tromper, mais pas dans un seul sens, car ses décisions ont faussé la rencontre», ajoute le technicien belge.

«Al Hamdaoui n'est pas prêt sur le plan psychologique, lorsqu'il réglera ses problèmes avec son club, il sera le bienvenue»
La presse marocaine, et suite à cette défaite, a profité de cette conférence de presse pour reprocher à Gerets qu'il s'est permis le luxe de faire l'impasse sur la convocation d'Al Hamdaoui, l'attaquant de l'Ajax Amsterdam. Les Marocains sont unanimes à dire que sa présence à Annaba aux côtés de Chamakh aurait pu faire la différence, du moment que ce dernier était esseulé en attaque. A ce sujet, Gerets dira : «Al Hamdaoui n'est pas prêt sur le plan psychologique, car il a un problème avec son entraîneur et son club. C'est pour cette raison que je ne l'ai pas convoqué pour cette rencontre. Lorsqu'il réglera ses problèmes avec son club, il sera le bienvenu.» Le sélectionneur marocain fait donc allusion à une éventuelle convocation d'Al Hamdaoui au match retour du fait que d'ici au mois de juin prochain, tous les championnats européens auront pris fin et que le problème du joueur avec son entraîneur ne sera plus évoqué.

«C'est Chamakh qui m'a privé du championnat lorsque j'étais à l'Olympique de Marseille»
N'ayant rien réussi face à la défense algérienne, Merouan Chamakh a été critiqué de manière virulente par la presse marocaine. Son entraîneur n'a pas hésité à prendre sa défense, même s'il reconnaît d'une manière indirecte que le joueur n'affiche plus la même forme qui était la sienne lorsqu'il portait le maillot des Girondins. «Chamakh a fourni une bonne partie, c'est lui qui m'a privé du championnat lorsque j'étais à l'Olympique de Marseille. Ce sont ses bonnes prestations qui lui ont permis de changer d'équipe, mais depuis? »

«Pour Carcela, c'est un choix et il n'y a pas de star dans l'équipe»
Outre le cas d'Al Hamdaoui, les Marocains étaient scandalisés aussi pour le cas Carcela qui n'a même pas été retenu dans la liste des dix-huit. Au Maroc, on craint que le joueur n'opte pour la sélection belge, suite à cette mésaventure. «Pour Carcela, c'est un choix, car il n'était pas sérieux aux entraînements. Soyez certains que dans l'équipe, il n'y a pas de star», s'est confié l'entraîneur des Lions de l'Atlas.

«Face à l'algérie j'avais besoin de défenseurs que d'attaquants»
En abondant dans le même sens, Gerets s'est aussi expliqué sur le choix des joueurs, et dira : «On a joué pour gagner, mais pour ma stratégie de jeu, j'avais besoin beaucoup plus de défenseurs que d'attaquants dans l'équipe. Le but qu'on a encaissé en début de rencontre, nous a perturbés et même faussés mes calculs pour les choix que j'avais effectués.»

«Vous avez le droit de me critiquer»
Ayant fait face à de virulentes critiques de la part de la presse marocaine, après la défaite, en étant acculé aussi au cours de la conférence de presse qu'il a animée, fort de son expérience, Eric Gerets a essayé de tempérer les ardeurs et de se mettre les journalistes de son côté à l'avenir, en se montrant ouvert au dialogue. «Vous avez le droit de me critiquer et je ne suis pas contre les critiques objectives. Mais soyez certains que nous allons faire le nécessaire pour préparer convenablement le prochain match face à l'Algérie», a conclu Gerets.
Oussama Assaïdi : «C’est une expérience formidable»
Après avoir participé à la rencontre au sommet qui a opposé les Lions de l'Atlas aux Fennecs, dimanche dernier, l'international marocain, Oussama Assaïdi, s'est exprimé lors d'un entretien avec les médias néerlandais sur cette enrichissante expérience.
Seulement cinq minutes de jeu au stade du 19-Mai ont suffi à Assaïdi pour comblé. En effet, le pensionnaire du SC Heerenveen décrit cette nouvelle expérience riche en émotion, au journal néerlandais De Telgraaf : «C'est une expérience formidable, la rencontre face à l'algérie était exceptionnelle à tous les niveaux, malgré ce qui s'est passé. Ce qui m'a le plus impressionné sont les 80 000 spectateurs. On n'a pas eu de chance», a-t-il déclaré avant de poursuivre : «C'est dommage que je n'aie pas eu plus de temps de jeu dans cette rencontre. Cela dit, Eric Gerets était satisfait de mon rendement. D'autant plus que la presse marocaine s'est montrée positive à mon égard, et j'ai pu réaliser l'amour que les supporters nous portent.»

Taârabt suscite l'intérêt du Real
Adel Taârabt, récemment élu meilleur joueur de Premiership, devrait rejoindre un grand club européen l'été prochain. En effet, formé à Lens, ce jeune international marocain suscite bien des convoitises, notamment de la part du Real Madrid. Passé par Tottenham et aujourd’hui en D2 anglaise, au sein du club des Queen's Park Rangers, Adel Taârabt sera peut-être la recrue surprise du Super One (Mourinho) cet été. Désigné par certains comme «le Zidane du Maroc», Taârabt est néanmoins toujours sous contrat avec le club anglais et ce, jusqu'en juin 2013. A noter qu'en plus du Real, plusieurs grosses écuries européennes s'intéressent à lui. On citera Manchester United, Chelsea ou encore Newcastle.

Belloumi : «Notre sélection nationale a encore un long chemin à parcourir avant la CAN-2012»

Belloumi :  «Notre sélection nationale a encore un long chemin à parcourir avant la CAN 2012»

Ceux qui étaient présents avant-hier aux alentours du vestiaire de la JSK, à l'occasion de la 17e journée du championnat face au MCO, n'ont pas mis plus d'une seconde pour reconnaître celui qui descendait de la voiture en compagnie du président du MCO, Mehiaoui. Il s'agit de l'ancienne gloire du Football national, l'ex-international de l'épopée 82, Lakhdar Belloumi. C'est avec un air souriant et très décontracté qu'il a salué tout le monde sur son passage menant au vestiaire réservé au MCO. A l'issue de la rencontre, Belloumi a bien voulu nous accorder un entretien à propos de la dernière rencontre qui a opposé notre sélection nationale à son homologue marocaine comptant pour la qualification à la CAN-2012.

On ne peut rater l'occasion de votre présence à Tizi sans vous demander vos impressions sur la dernière rencontre de notre sélection nationale face au Maroc, au stade d'Annaba, qui s'est soldée par une victoire des nôtres par la plus petite des marges?
Je crois que la victoire est très importante, dans la mesure où elle relance la compétition entre les quatre équipes du groupe et nous permet de garder encore nos chances intactes pour la qualification à la prochaine édition de la CAN-2012. Maintenant, il est vrai que la manière n'y était pas. Toutefois, la modeste prestation des Verts s'explique par plusieurs raisons.

Lesquelles à votre avis ?
Déjà le fait de savoir qu'on était condamnés à gagner à n'importe quel prix pour se relancer dans la compétition a contraint les joueurs à ne guère songer à la manière. Il y a aussi le fait que la défense a été chamboulée. Il ne faut pas omettre la défection de dernière minute du milieu de terrain Ziani. Tous ces paramètres ont contraint le coach à revoir ses calculs.

D'aucuns estiment que le match retour qui aura lieu à Casablanca le 5 juin prochain sera encore plus difficile, êtes-vous de cet avis ?
Tout à fait. J'imagine que le match qui aura lieu au Maroc en juin prochain sera encore difficile, lorsqu'on sait que nos joueurs seront dans l'obligation de réaliser un résultat positif pour maintenir ses chances de qualification à la prochaine Coupe d'Afrique des nations. C'est dire que l'équipe devra commencer à se préparer dès maintenant.

Ils sont nombreux ceux qui souhaitent voir les anciennes figures du Football national revenir dans les affaires de notre football, quel est votre point de vue ?
C'est un projet dans ce sens qui se trouve déjà sur le bureau de la FAF. Il me semble que nous sommes plus que jamais interpellés nous les anciens internationaux à venir en aide à notre football. Chacun de nous se devra d'apporter sa pierre à l'édifice pour la réalisation de ce grand chantier.

 

EN : Bougherra depuis hier à Aspetar

EN : Bougherra  depuis hier  à Aspetar

Les joueurs algériens se succèdent à Aspetar. Ils se croisent et se recroisent dans les couloirs de la fameuse clinique qatarie qui a vu défiler des joueurs algériens depuis qu'un contrat de partenariat a été signé avec la FAF. Le dernier patient en date est Madjid Bougherra. Le défenseur international des Glasgow Rangers, qui a dû déclarer forfait pour le récent Algérie-Maroc (1-0) en raison d'une blessure à la cuisse, s'y trouve depuis hier matin. C'est le deuxième séjour du défenseur central de l'EN dans cette clinique qui avait accueilli aussi Meghni, Belhadj, Bouazza, Derrag, Hanister, Belkalem et bien d'autres joueurs algériens.

Il passera des examens approfondis
Madjid Bougherra a passé dès son arrivée à Aspetar une série de tests à même de déterminer avec exactitude la nature de sa blessure. Le joueur qui n'a pu se fixer à l'issue de l'échographie qu'il avait effectuée à Annaba en raison du gros hématome qui gênait le diagnostic.

Un séjour d'une semaine
Le défenseur des Glasgow Rangers en aura en tout et pour tout pour une semaine à Aspetar. Le temps d'effectuer les examens nécessaires et déterminer avec exactitude la nature de sa blessure. Ce qui devra déterminer aussi le programme de soins à suivre. Nous y reviendrons.

40 000 euros en cas de qualification.
C'est un chiffre bien arrondi qu'a promis la FAF aux joueurs, en cas de qualification à la CAN-2012. C'est dire que le dossier des primes est clos. Le président de la fédération, qui a soulevé la question avec le sélectionneur national et certains cadres de l'équipe, a fixé un montant qui englobe les six matchs des éliminatoires avec comme objectif, bien entendu, la qualification au bout. 40 000 euros, c'est le montant de la prime que devra recevoir chaque joueur de l'EN, en cas de qualification à la CAN. C'est ce que nous avons  appris d'une source digne de foi. Soit un peu plus de 500 millions de nos centimes.

La FAF n'a pas tergiversé
Le sujet inhérent aux primes que percevront les joueurs durant cette phase qualificative à la CAN-2012 a été traité. Il est vrai que jusqu'à aujourd'hui, aucune information n'a filtré sur ce sujet, en raison de la sensibilité de ce dossier chez certains joueurs qui préfèrent taire généralement les montants des primes qu'ils touchent en sélection, comme pour dire qu'ils ne viennent pas en EN jouer pour de l'argent. Toutefois, la fédération ne néglige jamais ce volet, sachant toute l'importance des retombées que cela pourrait avoir sur l'état d'esprit du groupe, si jamais on venait à négliger ce dossier. Les exemples du genre sont légion et il est arrivé, pour ne pas aller loin, que des frictions naissent en sélection justement à cause de ce volet, il y a à peine cinq ans. Et comme le nerf de la guerre, ce n'est pas ce qui fait défaut à la FAF, celle-ci prend le soin de faire les choses dans les règles de l'art, ne négligeant aucun volet. Ceci est aussi valable pour les autres! sélections. L'on se souvient qu'avec les A', le sujet a été ficelé bien avant le départ de l'équipe pour le Soudan. Le montant des primes de qualification à chaque tour a été préalablement déterminé, avec une prime globale en cas de consécration en finale.

10 000 euros pour la victoire face au Maroc
Dans le même contexte, les joueurs ont pris connaissance, avant le match, du montant de la prime de la victoire face au Maroc, soit 10 000 euros chacun. Soit près de 140 millions de nos centimes. Comme nous l'avons déjà révélé sur ces mêmes colonnes, le président de la fédération s'était réuni avec le sélectionneur national et les représentants des joueurs pour débattre de la question.

FAF-MJS, fifty-fifty
Cette prime sera versée aux joueurs conjointement par la FAF et le MJS. C'est ainsi que le ministère de la Jeunesse et des Sports a décidé d'apporter sa contribution pour motiver l'EN lors de ce match qu'on disait capital. La FAF et le MJS verseront chacun 5 000 euros.

 

Mesbah «Mes coéquipiers à Lecce me voyaient comme un monstre contre le Maroc»

Mesbah «Mes coéquipiers à Lecce me voyaient comme  un monstre contre le Maroc»

Une fois en Italie, nous avons jugé utile de contacter l'arrière gauche de Lecce, Djamel Mesbah, qui, d'après tout le monde, était exceptionnel contre le Maroc en assurant convenablement son poste.

Le successeur de Nadir Belhadj n'a pas manqué de nous dire que ses coéquipiers à Lecce ainsi que son entraîneur avaient beaucoup apprécié son rendement : «Certains coéquipiers avaient  tenu à suivre notre partie contre le Maroc. Une fois que je suis rentré en Italie, ils m'avaient fait savoir que j'étais comme un montre sur le terrain tellement je me donnais à fond.»
«L'entraîneur m'a beaucoup encensé»
Ce n'est pas seulement les joueurs qui avaient suivi la rencontre Algérie-Maroc. Même le premier responsable de la barre technique du club italien était scotché devant le petit écran pour suivre la partie, ainsi que le rendement de son élément. Mesbah, qui était vraiment content dira : «En plus de mes coéquipiers, l'entraîneur m'a félicité pour notre importante victoire. Maintenant, je dois me concentrer sur mon travail car deux importantes rencontres nous attendent. Si on réussit à les remporter, on assurera notre maintien parmi l'élite.»
«J'étais l'homme le plus heureux car j'avais offert à mon père une victoire»
Avant de conclure, Mesbah est revenu avec nous sur le match Algérie-Maroc dont son papa qui était présent au stade : «J'étais très heureux car nous étions à la hauteur en redonnant le sourire à nos supporters qui méritent plus. Toutefois, j'avais offert un beau cadeau à mon père qui était au stade. Sincèrement, j'étais ému.»
————————————
Guedioura de retour avec la réserve
Longtemps éloigné des terrains, suite à une très grave fracture du tibia survenue lors d'un match de Premier League face à Aston Vila, en septembre dernier, le milieu de terrain algérien, Adlène Guedioura, qui a retrouvé le chemin des entraînements avec le groupe de Wolverhampton au début de ce mois, a été appelé hier à disputer un match de championnat avec la réserve du club face à Blackpool. Ce retour attendu devrait permettre au joueur de retrouver ses sensations et d'espérer du coup prendre part aux derniers matchs de championnat de l'équipe première.
Kadir étincelant face à Sedan
Le milieu de terrain algérien de Valenciennes FC, Foued Kadir, qui retrouve peu à peu son niveau, a participé hier avec la réserve du club à un match de championnat face à Sedan, leader du classement. L'international des Verts a, d'après le récit du match rapporté par le journal La voix du nord, réalisé une énorme prestation. L'auteur de l'article, qui a suivi la rencontre, a souligné l'omniprésence de Kadir durant ce match, affirmant même qu'il est revenu à son meilleur niveau physiquement et techniquement. C'est d'ailleurs grâce à lui notamment que le club s'est adjugé les trois points de la victoire. Un succès qui permet à l'équipe réserve de VA de consolider sa troisième place au classement, à trois points du nouveau leader, Calais.

Cavalli «L'Algérie a prouvé qu'elle restait une grande nation de football»

Cavalli «L’Algérie a prouvé qu’elle restait une grande nation de football»

L'ancien sélectionneur de l'Equipe nationale algérienne, Jean-Michel Cavalli, refait le match et nous parle de la victoire très importante enregistrée dimanche face au Maroc.

Cavalli, qui a eu le mérite de lancer plusieurs joueurs de l'actuelle sélection, revient sur la production de l'EN et plus particulièrement sur celles de Bouzid et Mostefa Mehdi qu'il connaît parfaitement bien. L'ancien driver de Nîmes Olympique, qui a aussi dirigé le Wydad de Casablanca, évoque le match retour et avance que l'algérie est bien en mesure de revenir avec une victoire du Maroc.

Bonjour coach Cavalli, pouvez-vous nous dire comment vous avez vécu ce derby Algérie-Maroc de dimanche passé ?
Franchement, je l'ai vécu dans la peau d'un vrai fan algérien. C’est-à-dire avec beaucoup de pression, parce qu'il fallait absolument gagner le match. A l'instar de mes amis algériens,  je suis resté tendu jusqu'au coup de sifflet final. L'essentiel a été fait et c'est le plus important.
Une petite analyse technique de ce match Algérie-Maroc ?
Je dirais que ce derby n'a pas été un très grand match sur le double plan technique et offensif. C'est normal, car le résultat de ce duel était tellement important qu'il fallait le remporter à tout prix. Cela dit, l'algérie a eu le mérite de se montrer très costaude sur le plan défensif et a su comment assurer cette victoire très importante.
Justement, d'aucuns avancent que la manière n'y était pas dans ce match, votre avis ?
Vous savez, il y a des fois où il n'est pas du tout important de trop chercher la manière. Comme vous le savez, les Algériens étaient dans une situation très compliquée avant ce match face au Maroc. Donc l'essentiel était d'engranger des points pour se relancer et c'est ce qui a été fait. On ne pouvait pas demander plus à une équipe rongée déjà par l'enjeu de ce duel.
Jouer devant 80 000 personnes qui vous poussent, c'est quand même rageant pour un supporteur de voir son équipe jouer derrière, n'est-ce pas ?
Je vous l'accorde, mais dans des circonstances pareilles, il faut savoir calculer son coup et privilégier le résultat sur la manière. C'est vrai que les fans algériens sont connus pour être des fanatiques du beau jeu. Mais comme le dit si bien l'adage : contre mauvaise fortune bon c?ur. Il faudra retenir la victoire et l'importance de ces points engrangés dimanche, car ils vont s'avérer déterminants pour la suite de ces éliminatoires.
Cette ambiance vous a bien rappelé des souvenirs ; un petit commentaire ?
C'est fabuleux. Ce passage en algérie restera pour moi gravé à jamais dans ma tête. Pour moi, l'algérie c'est pour toujours. Sans trop exagérer, indéniablement le public algérien est l'un des plus chaleureux au monde. Cette ambiance formidable des Algériens, on ne la trouve nulle part ailleurs. Croyez-moi, ça aide à arracher des succès. Vous demandez cela aux Marocains qui ont certainement vibré dimanche à Annaba.
Ne croyez-vous pas que le Maroc a un petit peu sous-estimé l'Algérie, certains au Maroc pensent que c'est le cas, est-ce votre avis ?
Ecoutez, il faut d'abord  préciser que le potentiel de la sélection algérienne est l'un des meilleurs en Afrique. Ça, il ne faut jamais le perdre de vue. Pour moi, c'est la plus grande nation africaine. A partir de là, je ne pense pas qu'ils ont sous-estimé l'algérie qu'on sait tous capable de faire souffrir les plus grandes nations du football.
Selon plusieurs confrères marocains, sans l'arbitrage qu'ils ont qualifié de partial, les Fennecs n'auraient pas gagné contre les Lions de l'Atlas?
Je vais me contenter de dire  une chose pour résumer toutes ces réactions : quand on se refugie derrière ces genres de déclarations, c'est qu'on est faibles, voilà.
Et si on parlait de certains joueurs que vous avez-vous-même découverts, à l'instar d'Ismaël Bouzid, comment avez-vous jugé sa production ?
Je crois qu'il a sorti un très grand match. Franchement, je suis très content de ce retour d'Ismaël Bouzid que j'ai moi-même lancé en sélection, il y a quelques années. Il a progressé énormément et à mon avis, il a prouvé qu'il méritait la confiance du coach Benchikha en neutralisant un attaquant aussi redoutable que Chamakh.
Une petite réaction par rapport à votre ancien poulain à Nîmes, Mehdi Mostefa ?
Je dois d'abord dire que je suis aussi très heureux de constater que l'algérie a enfin réglé son problème du couloir droit de la défense. Mehdi Mostefa a été aussi très bon dans ce match face au Maroc. Il y avait de la qualité en face, mais je dirais qu'il s'est aussi distingué par son jeu très juste. Il s'est défoncé et je crois que pour une première sortie en match officiel contre une grande équipe du Maroc, Mehdi s'est très bien comporté.
Il y a six mois, vous nous avez déclaré au Havre que Mehdi Mostefa fera beaucoup de bien pour cette équipe d'Algérie, vos dires semblent se confirmer?
Exactement, je me souviens très bien, je vous ai dit aussi que Mehdi Mostefa va rendre d'énormes services à la sélection algérienne grâce à sa polyvalence et son bon état d'esprit sur le terrain. Mehdi est le type de joueur qui va avec la mentalité et l'esprit de guerrier qui caractérisent l'Algérien.
Coach Cavalli, jouer sans plusieurs mondialistes, à l'instar de Matmour, Halliche et Kadir, puis perdre Bougherra, Ziani juste avant ce derby, il y a aussi Yahia qui a cédé sa place à Medjani, c'était vraiment compliqué pour nous face aux Marocains, non ?
C'est clair. Vous me citez là des joueurs avec qui j'ai eu le plaisir de travailler pendant de longs mois, je suis donc bien placé pour vous dire qu'il s'agit là de l'ossature de l'Equipe nationale algérienne. Voilà  pourquoi je vous ai dit plus haut que l'algérie a réalisé un grand coup face au Maroc.
Du coup, on peut dire que la concurrence est bien relancée en Equipe nationale ?
Je suis tout  à fait d'accord avec vous, vous avez bien fait de le signaler, parce qu'en plus du résultat technique qui permet aux Verts de présager l'avenir dans ces éliminatoires avec un peu plus de sérénité, le coach Benchikha a gagné des doublures presque à chaque poste, quand on sait que l'algérie a joué pratiquement sans cinq mondialistes considérés comme des piliers de cette sélection. C'est pour cette raison que j'ai dit que l'algérie recèle l'un des meilleurs effectifs d'Afrique et un potentiel énorme.
Un petit mot sur les chances de l'algérie dans ces éliminatoires de la CAN-2012 ?
Je pense qu'après avoir battu le Maroc à Annaba, elles sont à présent intactes. Cela dit, tout reste à faire aussi.
Un match nul pourrait s'avérer suffisant pour nous au Maroc, allons-nous viser cet objectif ou bien penser à aller gagner là-bas ?
Mais on est bien capables de les battre là-bas. Moi, je dirais qu'il faudra y croire et Inch'Allah, vous allez revenir avec un bon résultat du Maroc.
L'algérie effectuera deux déplacements consécutifs, d'abord au Maroc dans trois mois, et quelques semaines plus tard, en Tanzanie, ça ne s'annonce pas simple, avouez-le ?
Maintenant que l'algérie a battu le Maroc, elle redevient le favori de son groupe. Donc, au risque de me répéter, les Algériens sont bien en mesure d'aller battre le Maroc et la Tanzanie chez eux.
Les Marocains promettent l'enfer, avec une délocalisation du stade, finalement ça va se jouer à Casablanca que vous connaissez parfaitement ?
Ce n'est pas grave, c'est la guerre psychologique qui a commencé. Je crois que les Algériens sont aguerris à ce genre de situations. Ils ont vécu pire en Egypte et ça n'a pas empêché l'algérie d'arracher le droit de jouer un match barrage, avant d'assurer sa qualification au dernier Mondial.
Quels conseils pourriez-vous donner aux Algériens, à trois mois de ce match retour face au Maroc ?
Je vais  m'adresser aux joueurs en leur disant que vous les avez battus à Annaba, vous êtes meilleurs qu'eux. Alors rien ne vous empêchera de rééditer une telle performance au Maroc. Il faut faire abstraction de tout ce qui se dit et rester concentrés sur sa préparation pour ce grand match.
Sur le plan individuel, vous ne croyez pas que nos capés doivent faire plus d'efforts avec leurs clubs et gérer leur santé pour arriver prêts pour ce derby du mois de juin ?
C'est très important, oui. Ils doivent dès à présent commencer à bien préparer ce match sur tous les plans.
Jouer avec les tripes, c'est un peu l'esprit que vous avez inculqué aux Verts, connaissant ces joueurs algériens, lorsqu'ils sont acculés, ils savent se transcender, n'est-ce pas ?
Tout à fait, je crois qu'ils ont démontré à plusieurs reprises qu'ils ont cette faculté de réagir lorsqu'ils sont au pied du mur. Seulement, je me demande pourquoi ils se mettent dans de pareilles situations. Il faudra grandir et éviter ce genre de situations stressantes à vivre.
Il paraît que vous avez, par le passé, coché le nom de Mehdi Benatia sur votre calepin pour renforcer votre défense, est-ce vrai ?
C'est qui ce joueur, je ne me rappelle plus de lui.
Le défenseur central marocain qui évolue à l'Udinese ?
Ah oui, ça ma revient, exactement je l'avais  proposé à cette époque, mais ça n'a pas abouti.
On vous laisse le soin de conclure ?
Je tiens à féliciter l'algérie pour sa victoire importante contre le Maroc. Le bonjour à tous les fans et à tous ceux que je connais en algérie et à la prochaine.

EN : Yebda refait le match

EN : Yebda refait le match

Pour son premier but avec les Verts, Hassan Yebda ne pouvait espérer meilleur décor dans ce stade en folie d'Annaba.  Surtout qu'en plus, il avait hérité du brassard de capitaine après la sortie de Yahia, avant de le céder, à son tour, à Lemmouchia. Son penalty avait tenu en haleine l'algérie entière. Sans se poser de questions, Yebda prend le ballon, tire et explose le stade.

Avant ce soir, il n'y avait que ce fou de Ziani qui pouvait oser prendre l'énorme responsabilité d'exécuter la sentence. Aujourd'hui, les Verts en ont deux. Karim et Hassan. En pleine réussite, le «Napolitain» est en passe de réaliser peut-être la saison la plus remarquable de sa carrière, tant en club qu'avec la sélection nationale. Après un petit repos qu'il est allé prendre auprès de sa famille à Alfortville, pour se ressourcer, le libérateur d'Annaba a bien voulu revenir avec nous sur la victoire contre le Maroc, avant, pendant et après le match. Appréciez-le en exclusivité.

Comment va le libérateur d'Annaba ?
(Il sourit et tient à rectifier aussitôt.) Non, un des libérateurs, si vous le voulez bien. On a tous été unis dans ce match. C'est sûr qu'après un tel match, on oublie toute la fatigue et on ne garde que le bonheur qu'on a partagé avec notre peuple.
Comment évaluez-vous personnellement votre prestation face au Maroc ?
Bon, je dirais qu'avec la victoire, tout s'est bien passé pour moi. Je suis vraiment heureux de ce résultat et content de ce que j'ai pu apporter à l'équipe dans ce contexte si particulier.
Et celle de l'Equipe d'algérie dans l'ensemble ?
Je trouve que notre équipe était bien en place, très bonne défensivement comme d'habitude. On a tout fait pour leur mettre la pression d'entrée et marquer dans les premières minutes. Et c'est ce qui est arrivé avec ce but. Et puis, dès qu'on a pris l'avantage, on a décidé d'opter pour un système un peu plus défensif, car du moment qu'on menait au score, on n'avait pas besoin de trop nous aventurer et de faire le jeu. On leur a donc permis sciemment de faire le jeu en guettant les failles par des contres. On a failli inscrire ce second but qui aurait pu nous mettre bien à l'abri, par l'intermédiaire de Kader Ghezzal, ou Ryad Boudebouz qui étaient tous deux à un doigt de marquer. Mais voilà, on a été un peu plus défensifs pour maintenir ce score et ça nous a réussi jusqu'au bout. C'est le plus important à retenir de ce match.
Il y avait surtout de l'envie chez vous tous de ne rien lâcher dans ce match, non ?
Ah, oui ! C'est sûr que personne ne voulait lâcher les trois points de la victoire, surtout après avoir inscrit ce but. On sentait qu'on était tous solidaires et que chacun pouvait compter sur tous les autres. Il y avait une grande volonté de la part de tout le monde et chacun faisait les efforts qu'il fallait. Je pense que ç'a été remarqué et voilà, on a été récompensés et on est tous contents aujourd'hui.
Beaucoup de Marocains disent que le penalty n'était pas valable. Vous avez revu cette action ?
Je l'ai revue tout à l'heure (dès son arrivée à Naples, Ndlr), et je pense, très sincèrement, que tous ceux qui disent que le penalty n'est pas valable, n'ont rien compris au football. C'est pourtant très clair. Il y a une main dans la surface de réparation, arrêtez de dire qu'elle n'est pas valable ! De toutes les façons, il y avait un arbitre sur le terrain qui a sifflé penalty et sa décision est indiscutable.
Et Yebda l'a admirablement transformé en but !
Voilà ! (Il rigole.) Et puis j'ai eu la chance de tirer ce penalty et je l'ai marqué au bonheur de tous.
Revenons un peu avant le match. Vous vous êtes retrouvés ensemble, sans avoir joué de match amical, avec un stage en moins par rapport aux Marocains qui ont préparé leur match dans le calme et la sérénité. On se dit quoi au juste ? On est un peu sceptique avant le match ?
Justement, de notre côté, on était vraiment confiants. On a toujours été confiants dans pareils moments. On savait très bien ce qui nous attendait. On avait fait un mauvais résultat face à la Tanzanie et la Centrafrique? Bon, face à la Tanzanie, à domicile, on avait loupé beaucoup d'occasions, alors qu'on aurait pu gagner par 5 ou 6 à 1. Malheureusement, on a fait un partout. Contre la Centrafrique, on avait fait un mauvais match carrément et je pense qu'on a bien mérité cette défaite. Donc, face au Maroc et devant notre public, on savait qu'on n'avait plus droit à l'erreur. On se sentait donc très bien pendant la préparation. Dans nos têtes, le match le plus important, c'était celui-là. Il fallait donc absolument le gagner pour se remettre dedans. On était tous conscients que ce match allait être un très bon tremplin pour nous et qu'il allait nous redonner confiance. Tout le groupe était serein, tout le groupe était sûr de gagner ce match. On n'avait vraiment aucune crainte! et je pense que ça s'est vu dès le début du match. On se sentait bien et on a vite pris l'ascendant sur notre adversaire. La victoire ne pouvait pas nous échapper avec une telle envie, un tel contexte et surtout dans une telle ambiance.
Qui parlait le plus parmi les anciens pour rassurer les nouveaux pendant la préparation, vous, Ziani, Yahia, Bougherra? ?
Anthar, Ziani, Madjid? On était tous là pour dire que le Maroc a peut-être une belle équipe, mais il ne faut pas oublier que nous aussi, avons de bons joueurs et qu'on a une belle équipe également. On n'avait rien à leur envier. Je pense que le Maroc a fait quand-même un bon match. Ils auraient pu gagner eux aussi. Mais ce soir-là, c'est nous qui avons gagné les trois points du match et on est vraiment contents aujourd'hui.
Finalement, quand on voit les handicaps avec lesquels vous avez abordé ce match, on se dit que cette Equipe d'algérie n'a pas vraiment besoin d'être préparée dans un laboratoire pour gagner ses grands matchs, non ?
(Il rigole.) Oui, mais pour gagner ce match, il ne fallait pas être Barcelone. Il ne fallait pas s'attendre à ce qu'on déploie un grand football. Ce match avait tellement d'importance pour nous que les trois points pouvaient effacer tout le reste. C'était plus qu'important à nos yeux. C'était un derby, on n'avait qu'un seul point, on occupait la dernière place du groupe, nos adversaires avaient tous quatre points, on joue devant notre public, ajoutez à cela un entraîneur qui n'avait pas eu beaucoup de temps pour préparer ses joueurs, sans oublier le nombre impressionnant de joueurs blessés. Donc, franchement, on n'avait pas besoin de montrer qu'on était le Barça pour gagner ce match. Il fallait juste se donner à fond et prendre les trois points du match. C'était ça, le plus important face au Maroc. Aujourd'hui qu'on a pu se repositionner au classement avec quatre points comme les autres, j'espère qu'on va bien travailler avant le match retour, pour, justement, produire du je! u et essayer de jouer mieux que ça.
Le Maroc a un entraîneur étranger qui s'appelle Gerets, qui a perdu contre Benchikha, un sélectionneur local. Comme quoi, la thèse du sélectionneur étranger n'est pas une assurance tous risques, non ?
Tout le monde connaît les qualités de Gerets. On sait tous que c'est un grand entraîneur. Il a fait de très bonnes choses à Marseille et dans le passé quand il était en Hollande. En tant que joueur aussi, il a fait une grande carrière. Mais nous aussi, on a monsieur Benchikha qui s'occupe très bien de nous et voilà, on est fiers et heureux de l'avoir comme sélectionneur, car lui aussi, c'est un très bon entraîneur.
Même s'il n'est pas aussi connu que Gerets à l'étranger, les gens vont commencer peut-être à changer d'idée sur le coach local, non ?
A l'étranger, je ne connais pas la cote de popularité que peut avoir monsieur Benchikha. Je ne crois pas qu'il soit trop connu à part en Tunisie et dans les pays du Golfe où il a exercé quand il était à l'étranger, mais en tout cas, nous, vu de l'intérieur, on sait très bien que c'est un coach qui a beaucoup de qualités et que nous avons un très bon entraîneur également.
C'est quoi la touche de Benchikha, par rapport à Saâdane ?
Je ne veux pas faire de comparaison entre les deux. Je dirais juste que Benchikha est quelqu'un qui connaît très bien le Football et qui sait analyser les autres équipes. On travaille aussi beaucoup tactiquement avec lui. Il sait ce qu'il fait et contre chaque équipe, il visionne le jeu de nos adversaires et il arrive à trouver leurs failles. Non, sincèrement, c'est un très bon entraîneur.
Comment avez-vous reçu la nouvelle du forfait de Karim Ziani pendant l'échauffement ?
A vrai dire, déjà la veille du match, Karim avait ressenti quelques douleurs et il n'était pas sûr de jouer à 100% ce match?
Vous aviez donc des appréhensions?
Non, non, franchement, non. On pensait qu'il allait vraiment pouvoir tenir sa place. Puis, on l'a vu se tenir la cuisse pendant l'échauffement et c'est là qu'on s'est posé la question. Mais on s'est dit tout de suite qu'il y avait Kader pour suppléer Karim Ziani et je crois que Ghezzal a fait du bon boulot.
On se dit quoi, lorsqu'on voit un titulaire comme Ziani déclarer forfait à la dernière minute et qui vient vous dire : «Allez les gars, ça va être sans moi ce soir ! »
A ce moment-là, on se dit qu'on est obligé de faire sans lui et on se donne un peu plus pour tout le groupe.
Ça ressoude un peu plus les joueurs, ce genre de défection de dernière minute ?
C'est sûr qu'on se serre plus les coudes à ce moment. Déjà, on sait très bien qu'il voulait tellement jouer ce match et se donner à fond. Mais malheureusement, il a ressenti de grosses douleurs. On s'est parlés entre nous et on s'est dit qu'on allait gagner ce match aussi pour lui.
Quand on voit que le Maroc avait une seule grosse absence, avec Youcef Hadji, alors que du côté algérien, il manquait Matmour, Meghni, Bougherra, Ziani, Halliche, Kadir, Guedioura, sans oublier la blessure pendant le match de Anthar Yahia. Ça fait beaucoup quand même, non ?
Effectivement, ça en fait beaucoup. Eux, il leur manquait un seul joueur et nous, tous ceux que vous venez de citer. Mais je pense que le Maroc a de très bons joueurs avec beaucoup d'individualités, une bonne équipe et un bon entraîneur. Ils ont tout pour réussir et nous aussi, bien qu'on soit diminués par autant de joueurs, je crois qu'on a mérité de gagner ce match avec ceux qui ont remplacé les absents. Nous avons donc le droit de penser que notre équipe s'est enrichie de tous ces éléments nouveaux qui ont donné pleine satisfaction.
Ne pensez-vous pas qu'on a gagné surtout un banc de remplaçants respectable et fiable aujourd'hui ?
Oui, bien sûr ! C'est une grande satisfaction pour l'équipe. Tout le monde a pu voir que les nouveaux ont rempli leur tâche comme il se devait. C'est très bien pour le groupe et pour cette Equipe d'algérie qui se portera de mieux en mieux avec des joueurs d'aussi bonne qualité.
Gerets et les Marocains répétaient sans cesse que l'absence annoncée de Bougherra n'était qu'une ruse de la part de Benchikha, pour les déstabiliser avant le match?
Non, non, avec nous, il n'y a pas de ruse ou de canular qui tienne. On a toujours été francs et dès qu'il y a un blessé, on le fait savoir tout de suite et ceux qui rentrent savent très bien ce qu'ils ont à faire, eux aussi. On l'a vu dans ce match à Annaba. Ceux qui sont entrés à la place des blessés se sont donnés à fond, à l'image de Mostefa, Mesbah et Bouzid qui n'ont pas tout le temps joué et qui ont réalisé chacun un très grand match.
Que vous a dit de particulier Abdelhak Benchikha dans le vestiaire ?
Il nous a transmis surtout son envie de bien faire, et son envie de gagner. Il arrive à nous transmettre toute la rage qui l'anime.
Vous la sentez dans son regard cette rage de vaincre ?
Oui, bien sûr parce qu'il a un discours franc et il arrive à toucher le c?ur des joueurs.
Est-ce qu'il y a un mot, une phrase ou un geste que vous retenez le plus de la manière de faire de Benchikha ?
C'est surtout l'idée qu'il a eue de nous montrer la vidéo du match d'Oum Dourman. Le coach a préféré ne pas trop axer sur la causerie pour nous secouer. Il nous a juste montré la vidéo et elle voulait tout dire, en fait. Cela a beaucoup touché les joueurs et je pense qu'elle a été pour beaucoup dans cette victoire.
Qui était à côté de vous pendant que vous regardiez cette vidéo et qu'est-ce qu'on se dit à ce moment ?
Il y avait Karim Ziani, Djebbour? Cette vidéo nous a beaucoup touchés et certains avaient même les larmes aux yeux en revoyant tout ce qui a été fait. On a vu le peuple algérien dehors et tout ce qui a été fait au pays par les supporters. On les a vus dormir à l'aéroport d'Alger, juste pour ne pas rater l'avion et venir nous soutenir contre l'Egypte au Soudan. C'était vraiment très touchant et je crois que c'était la meilleure chose à faire pour nous booster.
Quand vous arrivez à Annaba et que vous découvrez tout cet engouement de la part des supporters qui ont failli s'entretuer juste pour arracher le billet d'entrée. Qu'est-ce que ça vous fait à vous les joueurs, en apprenant cela dans la presse ?
Ça nous donnait encore plus d'envie de bien faire. On se dit que tout ce peuple qui est derrière nous, on n'a pas le droit de le décevoir. On s'est dit que si eux s'entretuent pour avoir les billets, pourquoi ne pas se tuer à notre tour sur le terrain, pour gagner ce match qui les passionne tant. Cet engouement nous a également donné des raisons de nous surpasser pour arracher cette victoire.
Les Marocains disaient qu'il y avait trop de pression sur les joueurs algériens, que Benchikha avait mal fait de vous livrer à la foule pendant l'entraînement. C'est votre avis ?
Non, mais c'est vrai que parfois, la pression peut être mal supportée par certains joueurs et elle peut avoir un effet négatif sur leur rendement. Mais chez nous, tout le monde connaît la pression. On sait très bien que c'est cette pression qui nous rend encore meilleurs. Je crois qu'on l'a prouvé une fois de plus, face au Maroc. Donc au final, notre coach avait bien raison de faire ce qu'il a fait !
Une fois sur le terrain, que regarde-t-on avant le début du match ?
On regarde le public pour prendre encore plus de force mentale. On regarde ces milliers de supporters qui aiment leur équipe et qui se déchaînent totalement pour nous pousser vers l'avant et on se dit qu'on n'a pas le droit de les décevoir. J'ai aussi pensé à ma famille?
Avez-vous des potes dans cette équipe du Maroc ?
Non, je ne connais personne spécialement dans cette équipe, par contre, j'ai des potes marocains sur Paris. Mais on ne s'est pas appelés ni avant ni après le match.
Votre retour dans le vestiaire, après la victoire, c'était comme Oum Dourman ?
Non, non, non ! Ce n'était pas pareil.  A Oum Dourman, c'était la consécration, c'était l'apothéose ! Alors que là, c'était quelque chose de très grand, certes, mais on n'a pas encore fini le travail. C'est le début du chantier
inch'Allah.
Est-ce que vous avez échangé votre maillot avec lequel vous avez marqué votre premier but avec les Verts ?
Non, non ! Ce maillot justement, je vais le garder toute ma vie en souvenir de ce moment particulier. J'espère en marquer bien d'autres
inch'Allah à l'avenir.
Est-ce que vous allez garder ce numéro 10 lors des prochains matchs, ou alors vous retournerez à votre numéro 19 traditionnel ?
Non, non, ça dépendra de la suite. A vrai dire, je sais que Mourad Meghni aime bien ce numéro et qu'il aimerait bien le reprendre à son retour inch'Allah. Je vais donc le lui laisser, car il lui va si bien ce numéro 10.
Est-ce que Benchikha vous a demandé de tirer le penalty ?
En fait, la veille, il a été décidé que je sois le deuxième tireur. Et comme Karim Ziani n'était pas là, c'est donc moi qui devais le tirer c'est tout.
Racontez-nous votre joie après avoir délivré toute l'algérie par ce but et en allant partager votre bonheur avec le public, accroché à ce grillage que vous avez presque arraché et que vous allez devoir rembourser un de ces jours ?
(Il rigole.) J'étais tellement content que j'ai voulu partager ce moment avec ce merveilleux public qui nous soutenait. Je voulais montrer aux supporters que ça nous faisait autant plaisir de les voir heureux. De les voir comme ça, dans la liesse, nous les joueurs, ça nous donne encore plus d'envie de nous battre pour eux et de leur offrir la victoire dans ce derby important. Je ne voulais pas vivre ce moment uniquement sur le terrain, car je sentais que le peuple entier était à nos côtés. On jouait tous ensemble pour gagner ce match.
Vous savez, les heureux supporters vers qui vous êtes allé, vont garder à vie le souvenir de ce but?
Ah, je l'espère ! Moi aussi je garderai cela éternellement. J'espère surtout que ce n'est pas fini et que ce n'est que le début.
En vieillissant, certains d'entre eux vont venir vous voir pour vous dire que c'est eux qui étaient derrière le grillage?
Ah, ce serait vraiment bien. Oui, pourquoi pas?
Il y avait une vraie communion avec le public d'Annaba, non ?
Totalement ! C'était vraiment la communion entre nous. Ils ont été là depuis le début jusqu'à la fin. A l'entraînement, derrière le bus, à l'hôtel? Ils étaient toujours là, à nous attendre pour nous pousser de l'avant. C'était vraiment bien. Et puis, en arrivant au match, on savait que ça allait être plus fort une fois sur le terrain. Je crois que vers midi, le stade était déjà plein. C'est tout de même quelque chose d'énorme qu'on ne voit pas dans d'autres pays.
Est-ce que c'était plus chaud à Blida ou à Annaba ?
Sans minimiser de l'importance du soutien qu'on a reçu de la part des supporters à Blida, je dirais qu'à Annaba c'était encore plus chaud. C'est peut-être parce que le stade est plus grand et qu'il nous fallait absolument gagner les trois points du match, au risque d'être éliminés de la CAN 2012. Mais dans les deux stades, ça reste le même public algérien. Ce que je n'ai par contre pas compris, c'est pourquoi certaines places dans les tribunes se vidaient dans les 20 dernières minutes. On avait pourtant grandement besoin d'eux, surtout vers la fin du match. Et puis, on voulait partager notre joie avec tout le monde au coup de sifflet final. Je n'ai donc pas compris le départ de ces supporters. Peut-être parce qu'ils voulaient éviter le trafic de fin de match. C'est dommage !
En fait, c'est parce que certains voyous avaient agressé quelques supporters dans les tribunes et les autres craignaient que ça dégénère. C'est pour cette raison qu'ils ont quitté le stade.
C'est dommage d'apprendre que de telles choses existent dans les stades. Ce match était un évènement qui était censé réunir tous les Algériens autour d'une même cause. Je pense que tout le monde était heureux en fin de match. Mais c'est malheureux d'apprendre qu'il se passe des choses comme ça. J'espère qu'on va faire quelque chose contre cela afin de permettre à tout le monde de rester jusqu'au bout du match, sans que pareilles choses viennent fausser la soirée.
Aimeriez-vous rejouer vos prochains matchs à Annaba ?
Franchement, vu ce qu'on a vécu durant notre séjour et l'ambiance qui a régné dans le stade et surtout comment on a réagi tous ensemble pour arracher cette victoire, je ne serai pas contre le fait de retourner jouer à Annaba.
Finalement, Kharja et Chamakh, avec leurs Inter et Arsenal, ne sont pas plus forts que nos joueurs, non ?
Non, non, je pense que nous aussi, nous avons de très bons joueurs avec d'excellentes individualités. On forme avant tout un groupe soudé et je pense qu'on l'a encore prouvé face au Maroc. Le plus important est de rester tous solidaires. Il ne suffit pas d'avoir deux ou trois grandes individualités pour gagner ses matchs. Ça ne fait jamais un groupe. Si on a gagné ce match, c'est parce qu'on a joué tous ensemble.
Quand on reprend les déclarations des joueurs marocains et celles d'Eric Gerets, on voit qu'ils étaient persuadés de pouvoir gagner à Annaba. Ça fait rappeler un peu les Egyptiens et leur irrespectueuse manière de faire, non ?
Avec les Marocains, c'était différent. On savait bien qu'ils faisaient leurs déclarations pour nous titiller un peu. Mais bon, ils ont le droit de faire ça et de penser ce qu'ils veulent. Je pense même qu'ils croyaient vraiment qu'ils allaient pouvoir venir à Annaba et prendre les trois points du match et repartir chez eux, comme ils ont dit. Malheureusement pour eux, ils sont repartis avec zéro point et les trois points du match nous ont fait beaucoup de bien. Mais comme j'ai dit, le Maroc est une très bonne équipe avec de très bons joueurs. Ils auraient pu gagner ce match vu la qualité de leur équipe.
Vous dites comme eux avec arrogance : «On va aller au Maroc pour prendre les trois points et rentrer chez nous» pour le match retour ?
Non, moi je dis qu'on ira pour essayer de gagner ce match. Je dis bien on va essayer et non pas, on ira pour gagner ! Ceci, par respect pour les joueurs marocains et pour leurs supporters qui prendraient mal ce genre de déclaration. On ne sait pas ce qui va se passer sur le terrain. Tout ce que je sais, c'est qu'on ira chez eux pour donner le meilleur de nous-mêmes et après, on verra ce qui se passera à la fin du match.
Un mot sur chacun des «nouveaux», même si Bouzid est en fait plus ancien que beaucoup dans cette Equipe d'algérie ?
Mehdi Mostefa a fait un très gros match en fermant son couloir devant Taârabt qui est également un très bon joueur. Il ne l'a pas laissé produire son jeu. Ismaïl Bouzid aussi a été balaise devant Chamakh, tout comme Djamel Mesbah qui a également bien assuré derrière comme devant, sur son côté gauche. Mention spéciale donc pour ces trois joueurs qui ont beaucoup apporté dans ce match.
C'était une bonne idée de la part de Benchikha de mettre deux milieux récupérateurs actifs à vos côtés, Lemmouchia et Lacen, même si vous aviez un rôle légèrement plus offensif, non ?
Oui, bien sûr ! C'était une très bonne idée du coach. Il a visionné et étudié dans ses détails le jeu de l'équipe marocaine et puis il a décidé de jouer avec nous trois. Il m'a confié cette tâche et je n'ai pas pour habitude de refuser de jouer là où je peux rendre service à mon équipe. Ça s'est très bien passé et on est tous contents du résultat.
Vous a-t-on félicité pour cette victoire et votre but à Naples ?
Oui, l'attaché de presse du club m'a envoyé un message et m'a appelé pour me féliciter, tout comme certains amis de Naples.
Un dernier mot pour ce public qui vous a soutenu de toutes ses forces ?
Je ne trouve pas de mots forts pour les remercier autant qu'ils nous ont soutenus. On voulait vraiment donner du bonheur aux Algériens, les faire sortir une fois de plus dans la rue pour qu'ils soient fiers de nous. On voulait vivre d'autres moments de joie et de fierté commune. Je pense qu'on a réussi et j'espère qu'ils sont fiers de nous.
Et surtout que les sceptiques arrêtent de douter de vous, non ?
Oui, surtout qu'on arrête de douter de nous et qu'on nous fasse un peu plus confiance à l'avenir.

 

Louzani (ex-sélectionneur du Maroc) : «Le penalty était valable à 100%»

Louzani (ex sélectionneur du Maroc) : «Le penalty était valable à 100%»

L'ancien sélectionneur de l'équipe nationale marocaine, Abdelkhalek Louzani, a affirmé que la sélection algérienne avait gagné face au Maroc en étant plus déterminée et plus combative.

«L'équipe nationale algérienne a gagné, car elle sait comment aborder ce genre de match avec plus de détermination et de combativité que la sélection marocaine», a déclaré ce mercredi l'actuel entraîneur de l'équipe du Kenitra Athletic Club (KAC), dans un entretien au journal marocain Akhbar Al-Yaoum.

Il a précisé que pour gagner des matches de ce calibre, nul besoin de s'appuyer sur des noms, mais de travailler en profondeur et durement, notamment le côté psychologique, expérience que l'algérie a vécue l'année dernière face à l'Egypte.

Par ailleurs, Louzani a souligné que les joueurs marocains sont tombés dans «le piège de l'énervement» tendu par les Algériens dès le début du match après avoir encaissé un but sur penalty en faisant remarquer que «les Marocains ont perdu leur concentration, ce qui a entraîné leurs errements sur le terrain en raison de l'énervement, d'où leur passage à côté du match».

A une question sur les protestations des décisions de l'arbitre, notamment sur le penalty sifflé au début du match, il a affirmé que «le penalty sifflé par l'arbitre était juste à 100% et la télévision a bien montré que le joueur Adil Hermach a tenu la balle». Il a ajouté : «Je ne comprends pas toute cette agitation et toutes ces protestations sur une décision juste.

Arrêtons avec ce langage défaitiste, nous n'avons pas produit une prestation digne d'un résultat positif. L'équipe n'a pas abordé le match pour arracher la victoire. La rigueur et la raison étaient absentes chez les joueurs marocains.»

 

Gerets «Algérie, je prendrai ma revanche en juin»

Gerets  «Algérie, je prendrai ma revanche en juin»

De retour au Maroc, Eric Gerets a affronté la presse de ce pays qui ne l'a pas ménagé après l'échec du 27 mars à Annaba face à la formation algérienne.

Il a donné sa version des faits et a notamment orienté le débat sur l'avenir. Et l'avenir, c'est dans deux mois. Contre l'Algérie, il rêve d'une revanche qui le réconciliera avec le public et la presse marocaine.

 

Le match retour, se projeter vers l'avenir

Pour la presse marocaine, le Lion de Rekem leur est apparu «offensif, (car) il n'a éludé aucune question concernant cette défaite devant l'Algérie. Loin d'être abattu, il a même donné l'impression d'avoir repris du poil de la bête lors d'un exercice de confession parfaitement maîtrisé. Le Belge a trouvé la bonne astuce pour fuir la défaite d'Annaba, non sans oublier d'égratigner l'arbitrage maison accusé d'être derrière l'échec. Gerets a réussi à embrigader la presse marocaine en promettant une belle revanche au mois de juin.

Pour Gerets, le match retour devant les Fennecs sera placé sous le signe de la revanche. «On vient de perdre un match il y a deux jours, la motivation de se qualifier reste intacte et plus même. Vu le déroulement du match, je crois que tous ceux qui étaient sur et en dehors du terrain veulent leur revanche, comme ça, on ne va pas se laisser faire. Je crois que cette équipe a la fierté de réagir. Dans deux mois, on aura 11 joueurs sur le terrain avec une seule conviction, gagner le match pour avoir la meilleure chance de se qualifier», a-t-il déclaré à Radio Mars.

Il supervisera El-Hamdaoui

Critiqué pour avoir omis de mettre l'attaquant El-Hamdaoui dans sa liste contre l'Algérie, Gerets promet de rectifier le tir. Il ira le voir dès que possible pour mettre un terme à tout malentendu.

«Si El-Hamdaoui est en forme et qu'il est bien dans sa tête, il a des chances pour commencer les matchs, puisque on a des difficultés pour marquer des buts. Et lui, par contre, c'est quelqu'un qui peut faire la différence même s'il n'est pas dans le match. Nécessairement, je dois prendre contact avec El-Hamdaoui dans très peu de temps.»

En guise de conclusion, la presse marocaine est sortie avec beaucoup de points d'interrogations. «En définitive, Gerets a expliqué sa démarche, ses choix et sa tactique. A-t-il convaincu pour autant les représentants du 4e pouvoir ? Saura-t-il reconquérir le c?ur des supporters déçus forcément depuis dimanche dernier ?» Le Maroc du foot sera sous pression pendant deux longs mois. Le doute s'est profondément installé.

A. I.

 

 

Saïb «Maintenant, l'Algérie est dans le coup»

Saïb «Maintenant, lAlgérie est dans le coup»

Chaque mardi, Football365 prend des nouvelles d’un ancien joueur de L1 retiré des terrains. Invité du “Que deviens-tu” cette semaine : Moussa Saïb, l’ancien Auxerrois, parle du derby maghrébin, entre autres.

- Moussa Saïb, que faites-vous aujourd'hui ?

- Pour le moment, je ne fais rien de spécial. Je suis en train de gérer ma vie tranquillement. Je profite de ma vie de famille. Je me suis retiré de la vie sportive. Avant, j'étais consultant pour Canal Plus Maghreb. Mais comme ils ont arrêté, je ne fais plus rien. J'ai une fille dont je m'occupe. Je sors souvent manger avec des amis avant de rentrer vers 19h00 à la maison.

- Vous êtes un ancien international algérien. Que pensez-vous de la victoire des Verts contre le Maroc dimanche (1-0) ?

- Heureusement que l'algérie a gagné. On n'avait pas le choix, surtout après les deux premiers matchs mal gérés par l'Algérie. Contre le Maroc, on n'avait pas le droit à l'erreur. Ce qu'il faut retenir de ce match, ce sont les trois points qui permettent à l'algérie d'être toujours dans le coup et de retrouver de la confiance. Cela permet de préparer sereinement les trois dernières journées.

- L'ambiance de feu au stade d'Annaba a dû vous rappeler quelques souvenirs?

- Oui, c'est vrai. C'était mon premier match international. À l'époque, j'étais un gamin et je jouais un match qualificatif pour la Coupe du Monde. C'était fabuleux.

- En France, vous avez brillé à Auxerre durant les années 1990. Que retenez-vous de cette période ?

- C'est ma meilleure période en club. C'est là où j'ai gagné tous les titres. L'un des plus beaux titres que j'ai gagnés, c'est le doublé championnat-Coupe de France avec Auxerre en 1996. Ce n'est pas donné à tout le monde de réaliser le doublé.

- La Ligue des Champions était également un grand souvenir?.

- Je m'en rappelle très bien. J'étais champion de France. J'avais fini meilleur passeur du championnat et on a joué la Ligue des Champions puisqu'à l'époque, seul le champion était qualifié en Coupe d'Europe. On avait réalisé des matchs fabuleux. C'est une expérience inoubliable.

- Guy Roux a dû jouer un rôle essentiel dans votre éclosion?

- Oui, mais je ne suis pas le seul. Il a compté énormément dans la carrière de beaucoup de joueurs. Il a su comment gérer leur carrière sportive. C'était un peu comme un père pour nous. Il était toujours aux petits soins avec nous. Il est toujours présent.

- Il a notamment été conciliant avec vous en période de Ramadhan?

- Au début, il était contre cela.

Je ne jouais pas. Il m'a donné un argument en me disant que le corps humain était comme une voiture. Pour régler ce problème, il a appelé le recteur de Paris pour lui expliquer que je ne devais pas faire le Ramadhan. Ce dernier lui a dit qu'un musulman pouvait ne pas jeûner s'il effectue 80 kilomètres dans la journée. Il est donc venu me voir pour me dire qu'il avait trouvé une solution pour que je ne le fasse pas. Il m'a demandé de faire l'aller-retour Auxerre-Sens puis de manger après. Je lui ai dit que je ne pouvais pas car je faisais le Ramadhan par conviction. À partir de ça, il a respecté ma décision. Et c'est même lui qui nous donnait des trucs à manger vitaminés.

- Quel regard portez-vous sur la crise traversée par Auxerre ?

- C'est différent. Nous, chaque année, on jouait l'Europe avec Auxerre. On était toujours présent sur la scène européenne. Aujourd'hui, cela a beaucoup changé. Je ne comprends pas comment cela a pu basculer du mauvais côté en peu de temps. C'est dur de se retrouver du jour au lendemain à jouer le maintien après avoir affronté le Real Madrid ou l'Ajax d'Amsterdam en Ligue des Champions.

- Après votre passage à Auxerre, vous êtes passé par Valence puis Tottenham. Pas un franc succès?

- On ne peut pas réussir partout. J'ai eu une carrière fulgurante à Auxerre. C'est vrai que j'ai eu un petit passage à vide à Valence et Tottenham. Mais je ne regrette rien par rapport à tout ce que j'ai accompli durant ma carrière. J'ai côtoyé les plus grands joueurs et les plus grands entraîneurs. J'ai également joué dans trois championnats totalement différents (France, Espagne, Angleterre). C'est fabuleux pour moi.

- Avant de signer à Valence, vous avez failli signer à Arsenal. Pouvez-vous revenir sur cet épisode ?

- C'est simple. À l'époque Arsène Wenger, qui était déjà l'entraîneur d'Arsenal, était venu me voir à Paris. J'étais avec mon manager. À ce moment-là, au mois de décembre, il me restait un an de contrat avec Auxerre. J'ai alors signé un précontrat avec Arsenal. Tout était réglé au mois de décembre pour pouvoir signer le contrat au mois de juin. Mais c'est le climat anglais qui m'a effrayé. C'est pourquoi je me suis décidé à signer à Valence car c'est le même climat qu'en Algérie. J'avais 24 ans. Je me suis dit que cela ne servait à rien d'aller en Angleterre. J'ai fait un choix. Peut-être le seul de ma carrière que je peux regretter.

- Durant votre carrière, il y a souvent eu des blocages entre vos clubs et la sélection algérienne. Qu'en pensez-vous ?

- Oui mais c'est un peu normal. Il faut comprendre l'entraîneur du club, puisque c'est ton employeur et il te paie. Pendant une semaine, tu es obligé de t'absenter. Quand tu es une pièce maîtresse de ton équipe, ce n'est pas facile. J'ai eu un problème avec Auxerre car il y avait un match avec l'algérie en même temps. C'est alors que Guy Roux m'a dit que je ne pouvais pas partir en sélection. Finalement, je suis parti avec l'algérie et Guy m'avait menacé. Tout est rentré dans l'ordre après. A l'époque, on n'était pas protégé par la Fédération mais on venait pour le drapeau?

- Ne regrettez-vous pas de ne pas avoir joué une Coupe du Monde ?

- Oui, mais j'ai joué une Coupe du Monde des clubs (rires). Malheureusement, l'algérie traversait une série noire quand je jouais en sélection. C'était difficile de se qualifier en Coupe du Monde. Mais j'ai quand même gagné la Coupe d'Afrique des Nations en 1990. Les mondialistes 2010, eux, n'ont pas de Coupe d'Afrique (rires).

- Vous êtes souvent arrêté en plein Paris. Votre cote de popularité n'a pas changé auprès du public?

- Cela fait énormément plaisir. Quand je jouais, je ne pouvais pas me rendre compte de l'impact que j'avais sur les gens. Même si cela fait dix ans que j'ai arrêté le haut niveau, les gens se rappellent encore de toi. C'est là que je me rends compte que j'ai fait quelque chose durant ma carrière.

- La plupart des footballeurs prennent du poids une fois en retraite. Pas vous. Quel est votre secret ?

- Je m'entraîne régulièrement. Je fais des matchs avec des amis de temps en temps. Je ne bois pas d'alcool et je ne fume pas non plus. J'essaye de maintenir une certaine hygiène de vie.

- Accepteriez-vous un retour sur la scène sportive ? Au sein du Football algérien par exemple?

- Oui, pourquoi pas. Il ne faut pas être égoïste dans la vie. J'ai joué au Football pendant dix ans. J'ai côtoyé trois grands championnats. Sans parler de mon expérience en Arabie Saoudite et aux Émirats. Le problème, ce sont les instances en Algérie. Personne ne m'a sollicité en algérie alors que je suis prêt à y aller. Ce n'est pas moi qui vais frapper à la porte. C'est dommage, mais peut-être que les gens ne veulent pas de nous.

 

Chaouchi exclu, ce n'est pas une première?

Chaouchi exclu, ce n’est pas une première…

«Chaouchi exclu de l'EN», c'est l'intitulé de l'article paru, hier, dans ces colonnes. Il faut croire que cela a fait beaucoup de bruit.

A la FAF, on s'empresse déjà d'éteindre le feu en expliquant qu'aucune sanction n'a été officiellement prononcée contre le portier sétifien. On est d'accord, la suspension ne risque pas d'être rendue publique, mais elle le sera dans la pratique, comme on le dit.

Le procédé ne date pas d'aujourd'hui et l'avenir lèvera un peu plus le voile sur cette éviction qu'on souhaite, selon toute apparence, qu'elle soit appliquée de manière douce, sans faire de vague ni de bruit. Les jours et les semaines à venir nous édifieront sur le sujet. On verra si le sélectionneur national composera de nouveau avec Faouzi Chaouchi. Pour le reste, il sera difficile de démentir toutes les informations rapportées par nos soins au sujet du comportement de ce gardien de but durant le stage d'Annaba.

A Sétif, toute la ville en parle encore. On relate avec force détails comment Chaouchi est monté sur le bus et a allumé un fumigène, courrouçant davantage le «Général» qui s'accommode de moins en moins avec les extravagances de son keeper. On raconte aussi comment il a manqué de respect au garde-matériel des Verts. A ce propos, nos sources persistent et signent en disant que Chaouchi a jeté son équipement sportif de façon insolente en direction du malheureux garde-matériel.

Elles ajoutent que c'est parce que le portier avait refusé, au départ, de remettre sa tenue comme tous ses équipiers. Dans la ville des Hauts-Plateaux, tout le monde raconte également comment le garde-matériel est allé se plaindre auprès de Raouraoua et comment ce dernier a réagi, en assurant que Chaouchi ne risque pas de remettre les pieds en sélection de sitôt.

Bien sûr, le président de la FAF le niera, il ne le reconnaîtra pas officiellement. On le sait, il a l'habitude d'agir autrement, ce ne sera pas la première fois qu'il punira un fautif sans le lui signifier officiellement. C'est arrivé déjà, en plus avec le même Faouzi Chaouchi?

 

 

mercredi 30 mars 2011

Important: La FAF dément pour Chaouchi

Important: La FAF dément pour Chaouchi

Certains organes de presse ont publié des articles dénués de tout fondement sur la mise à l'écart du gardien de l'équipe nationale Fawzi Chaouchi. La FAF, surprise par ces allégations qui ne reposent sur aucune réalité, s'interroge sur le but réel de cette campagne de désinformation.

Elle tient à démentir toutes ces rumeurs tout en rassurant l'opinion publique sur l'excellente ambiance qui règne entre tous les membres composant l'équipe nationale.

Eliminatoires CAN 2012 : Eric Gerets déjà dans la tourmente

Eliminatoires CAN 2012 : Eric Gerets déjà dans la tourmente

Après la défaite des Lions de l'Atlas, l'heure est à l'analyse, aux commentaires et à la critique. Assurément, le technicien belge ne sera pas épargné pour ses choix et son système tactique.

La rumeur commence à s'amplifier et fait boule de neige jusqu'à parvenir aux rédactions. Une rumeur qui a été véhiculée par les médias algériens concernant l'arbitre du match Algérie-Maroc, le Mauricien Rajindraparsad Seechurn. L'arbitre, sans mauvais jeu de mot, n'a pas bonne presse et a été récusé par les Algériens eux-mêmes. Avant le match, il aurait été approché pour faciliter la Cela ne surprend guère vu son arbitrage à sens unique, un arbitrage-maison comme on y est habitué en Afrique.

Certes Seechurn n'a pas été à la hauteur en favorisant les Algériens, mais cela ne cache pourtant pas la faiblesse des Lions de l'Atlas et de leur entraîneur qui nous a à nouveau plongé dans les éternels calculs d'une éventuelle qualification.

Les Marocains sont passés à côté de leur sujet et n'ont guère mérité leur sélection, à l'image d'un Mbarek Boussoufa que l'entraîneur belge s'est entêté à garder jusqu'au bout du match, alors que l'ex-Anderlechtois n'a pas joué depuis quatre semaines. A l'image aussi de Chamakh qui a eu très peu de temps de jeu avec son club Arsenal, ou de Adil Hermach absent de la ligue?1 pendant quelques matchs. L'autre question qui taraude les esprits est de taille.

Pourquoi n'a-t-on pas vu Mounir El Hamdaoui?? Eric Gerets a toujours éludé la question. Interrogé par un journaliste algérien après le match, sur un éventuel retour en équipe nationale de l'attaquant d'Ajax d'Amsterdam, le sélectionneur n'a tout simplement pas répondu.

On ne sait s'il a une dent contre El Hamdaoui, l'un des meilleurs buteurs européens l'an dernier, et qui a toujours manifesté son enthousiasme à porter les couleurs nationales. Peut-être lui a-t-on soufflé que les relations entre El Hamdaoui et Marouane Chamakh ne sont pas au beau fixe et que Gerets a fait son choix en conséquence??

L'homme de la situation ?

Un autre joueur brillant a également été laissé sur le banc de touche jusqu'aux ultimes minutes de la rencontre. Youssef El Arabi, de Caen, est pourtant le troisième meilleur buteur de la ligue?1 avec 14 buts. Eric Gerets est-il réellement l'homme de la situation, s'interroge t-on aujourd'hui après le camouflet d'Annaba. On ne doute pas de ses compétences au niveau des clubs puisqu'il a laissé son empreinte un peu partout en Europe et en Arabie Saoudite, mais il n'a malheureusement aucune expérience de sélectionneur. Ce métier est différent de celui d'entraîneur de club qui lui est en contact quotidien avec ses joueurs. Il joue deux, voire trois matchs par semaine et a tout loisir de procéder au réglage, alors qu'Eric Gerets ne voit ses joueurs qu'une fois par trimestre. Il est certes présent dans les stades pour suivre les joueurs locaux mais combien sont-ils retenus?? Le gardien Nadir Lemyaghri du WAC et Souleimani du Raja sont les seuls locaux évoluant ac! tuellement. La déception du public marocain a été grande face à un Eric Gerets honoré d'un pont d'or, tout comme les techniciens étrangers qui gèrent notre football, pour un résultat nul. Le Belge nous fera t-il le coup du Français Roger Lemerre ? D'autant que de grands clubs européens comme Lyon, lui font des appels du pieds.

Reste qu'à la prochaine défaite, on revivra la même situation qu'avec Lemerre et la fédération s'en lavera les mains. La seule victoire que l'on retiendra est celle des publics marocain et algérien qui sont restés unis et fair-play. C'est important

Djebbour, le gladiateur «Je ne cherche pas à marquer, mais à gagner»

Djebbour, le gladiateur «Je ne cherche pas à marquer, mais à gagner»

Il n'a pas marqué de but, certes, mais l'attaquant Djebbour a fait le match qu'il fallait face au Maroc.

Pour des défaillances de dernière minute, les Verts ont évolué contre les Lions de l'Atlas sans meneur de jeu de métier. Le forfait de Ziani avait laissé un vide considérable dans le milieu, Benchikha avait préféré composer avec Yebda comme milieu animateur et associer Djebbour comme attaquant. Ce dernier, et même s'il n'a pas réussi à trouver le chemin des filets, était plus que costaud.

Djebbour a énormément pesé sur la défense marocaine. Il a fourni de grands efforts physiques durant toute la rencontre. Les spécialistes, qui ont analysé le match Algérie-Maroc (1-0), ont évoqué Djebbour parmi les meilleurs joueurs de la partie.

 

 

Il s'est imposé dans les duels

Par sa forme physique impeccable le jour du match, Rafik Djebbour n'a pas trouvé de difficultés pour s'imposer dans les duels. Les défenseurs marocains n'avaient pas de chance de récupérer des balles en sa présence. A chaque intervention, Djebbour, soit il gagne son duel ou bien il obtient un coup franc en sa faveur. Ce qui était très positif pour les Verts. Grâce à cette façon de jouer, l'attaquant d'Olympiakos a empêché les défenseurs marocains d'avancer plus et aider leurs attaquants ou même le milieu de terrain des Lions de l'Atlas pour avoir la supériorité numérique dans la zone des Verts.

Il a été victime de l'animation de jeu

L'absence de l'animation de jeu a empêché certainement Djebbour de jouer son vrai rôle d'avant-centre. D'ailleurs, il n'a pas reçu suffisamment de ballons dans la surface. Le seul tir de Djebbour était lors de la seconde période sur un coup de tête que le gardien Lemyaghri a réussi à intercepter. Djebbour ne s'est pas contenté d'attendre que les ballons arrivent, c'est plutôt lui qui allait chercher la balle. Il combattait comme ses coéquipiers pour imposer un pressing haut.

Travail physique de taille

Djebbour, par sa combativité et sa présence dans tous les duels, était impressionnant. Au moment où les Verts se sont regroupés derrière pour préserver le score, Djebbour s'est retrouvé presque seul devant. Il combattait sur la deuxième moitié du terrain. Djebbour avait fourni beaucoup d'efforts physiques tout au long de la rencontre. L'attaquant de l'Olympiakos était bien préparé pour cette rencontre. Il savait que le physique serait un élément qui fera la différence. Tout comme Yebda. D'ailleurs, leur présence sur ce plan était impressionnante et a fait la différence tout au long des 90 minutes.

Il attend toujours le déclic pour marquer

On lui pose souvent la question quant au manque de concrétisation en sélection, contrairement à ce qu'il fait avec son club, Djebbour a toujours répondu que le jeu en sélection et en club est différent, en témoigne le match face au Maroc. Djebbour a joué différent par rapport à ses prestations en club. Avec les Verts, il ne pourra pas assurer une tâche défensive et marquer des buts en même temps, en l'absence d'un vrai meneur de jeu. Le retour de Meghni et la reprise de Ziani vont certainement lui offrir la chance de renouer avec les buts en équipe nationale.

 

«Je ne cherche pas à marquer, mais à gagner»

L'attaquant des Verts, Djebbour, reconnaît que la manière n'y était pas face au Maroc. Pour lui, l'enjeu les a plus poussés à chercher la victoire et rien que la victoire.

 

- Voilà une victoire tant attendue qui relance l'algérie pour la qualification à la CAN-2012?

- Effectivement, c'est une victoire plus que précieuse que nous avons décrochée face à une très bonne équipe marocaine. On était condamnés à gagner, on n'avait pas le choix.

- La manière n'a pas suivi cette victoire, pourquoi, selon vous ?

- Oui, je suis tout à fait d'accord avec vous, on n'a pas peut-être bien joué, car l'effet de l'enjeu ne nous a pas laissés trop le choix. En plus, nous avons marqué un but très tôt, cela nous a poussés à revenir un peu en arrière sans le vouloir. Le coach nous a demandé d'essayer d'exploiter les contre-attaques et d'économiser nos efforts afin d'arriver à conserver le score.

- Vous avez choisi de subir alors ?

- On n'avait pas le choix. On a joué plus pour le résultat qu'autre chose, la manière importait peu pour nous. Après la victoire de la Tanzanie face à la Centrafrique, il nous restait que de gagner être dans la course à la qualification. On était motivés pour gagner, on peut dire que c'était notre mission dès le départ.

- Sur un plan personnel, vous avez fourni beaucoup d'efforts, mais sans pourvoir arriver à marquer de but?

- Je l'ai souvent déclaré, j'aime plus que l'équipe nationale gagne que marquer des buts. A chaque fois que je joue pour mon pays, je me donne à fond, je ne me prive pas. Même si je n'ai pas réussi à marquer, je pense que j'ai fait un bon match. Personnellement, je suis satisfait de mon rendement. J'avoue que c'était un peu difficile pour moi de marquer lors de cette rencontre, car j'avais tout le temps un marquage strict de la part des défenseurs marocains.

- Les attaquants de l'EN tardent toujours à marquer, ça risque de devenir un complexe, n'est-ce

pas ?

- Certes, nous les attaquants n'avons pas réussi à marquer des buts lors de cette rencontre, mais il ne faut pas oublier qu'on a fourni un rendement collectif, peu importe qui marquera lorsqu'on réussit à gagner. C'est le plus important à mon avis. Au risque de me répéter, personnellement, même si je ne marque pas et l'équipe gagne, je reste toujours satisfait.

- Il paraît que les Marocains n'étaient pas au top de leur forme, cela était-il en votre faveur ?

- L'équipe marocaine n'est pas à présenter, c'est une grande équipe qui renferme des talents. Pour cette rencontre, je pense qu'ils étaient également sous l'effet de la pression. Ils ont essayé de pousser pour égaliser, mais nous étions bien en place. Nous les avons empêchés de jouer comme ils souhaitaient.

- Selon eux, l'arbitre vous a avantagés pour gagner, un commentaire ?

- Je ne vois pas quand est-ce que l'arbitre nous a avantagés ? Si c'est sur le penalty, je dirais que tout le monde a vu le défenseur marocain toucher la balle avec ses mains dans la surface, ce qui est synonyme d'un penalty automatique.

- Pensez-vous déjà au match retour face aux Lions de l'Atlas ?

- Ce n'est pas encore le moment de penser au match retour, le plus important actuellement est de savourer la victoire. Maintenant, on est tous à égalité de points dans le groupe. On aura le temps de préparer convenablement nos rencontres et de se montrer plus performants.